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Les membres du Cercle des survivants

À propos du Cercle des survivants

Les survivantes et les survivants des pensionnats autochtones ont donnĂ© aux peuples autochtones et non autochtones l’occasion d’entreprendre un cheminement menant vers le cadeau de la rĂ©conciliation. Ce sont les survivantes et les survivants des pensionnats autochtones qui ont rĂ©clamĂ© que le gouvernement et les autoritĂ©s ecclĂ©siastiques soient tenus responsables et imputables de leurs actions. Les survivantes et les survivants ont aussi demandĂ© la crĂ©ation de la Commission de vĂ©ritĂ© et rĂ©conciliation du Canada (CVR). Les survivantes et les survivants des pensionnats autochtones continuent d’ĂȘtre les pierres d’assises du travail fait au pays pour rĂ©tablir la vĂ©ritĂ© et favoriser la rĂ©conciliation.

Le Cercle des survivants compte sept membres et guide le Centre national pour la vĂ©ritĂ© et la rĂ©conciliation (CNVR). Les membres :

  • S’assurent que la voix et les points de vue des survivantes et des survivants restent au cƓur des programmes et des politiques du CNVR.
  • Fournissent des orientations et des conseils au CNVR, au Cercle de gouvernance, Ă  l’UniversitĂ© du Manitoba et aux partenaires sur tout aspect important pour la grande communautĂ© des survivantes et des survivants.

En savoir plus sur le Cercle des survivants du CNVR

 J’ai eu l’immense plaisir de faire partie du premier Cercle des survivants du CNVR. Il est important d’entendre la voix des survivantes et des survivants dans les processus de dĂ©veloppement et de prise de dĂ©cisions du Centre afin d’assurer l’inclusivitĂ©, l’équilibre et la vĂ©ritĂ© dans ce que reflĂšte ce que nous lĂ©guons aux futures gĂ©nĂ©rations. 

Terri Brown, survivante et présidente du premier Cercle des survivants du CNVR.
Eugene Arcand's Portrait

Eugene Arcand

Cri de la PremiĂšre Nation de Muskeg Lake, Eugene Arcand a passĂ© neuf ans au pensionnat autochtone St. Michael de Duck Lake et deux ans au pensionnat St. Paul’s de Lebret, tous deux situĂ©s en Saskatchewan. IntronisĂ© au Temple de la renommĂ©e sportive des PremiĂšres Nations, M. Arcand a consacrĂ© une grande partie de son temps Ă  l’organisation d’évĂ©nements rĂ©gionaux et nationaux, comme des Ă©vĂ©nements sportifs des PremiĂšres Nations, des Ă©vĂ©nements culturels, des Ă©vĂ©nements touristiques et des Ă©vĂ©nements destinĂ©s Ă  l’avancement des jeunes des PremiĂšres Nations.

Au cours des derniĂšres annĂ©es, par l’entremise du ComitĂ© des survivants des pensionnats autochtones de la CVR et du Cercle de gouvernance du CNVR, Eugene Arcand a travaillĂ© pour faire en sorte que la population et les communautĂ©s de survivantes et de survivants soient informĂ©es des dĂ©veloppements et des processus liĂ©s Ă  la Convention de rĂšglement relative aux pensionnats autochtones. Eugene Arcand attribue son succĂšs au soutien et Ă  l’amour de sa famille et de sa femme, Lorna Arcand, Ă  qui il est mariĂ© depuis 48 ans. Ensemble, ils ont trois enfants, sept petits-enfants et trois chapans.

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Francis Dickie Yuzicapi's Portrait

Francis Dickie Yuzicapi

Francis est d’origine multiculturelle qui reprĂ©sente la majoritĂ© des cultures des plaines que l’on trouve encore aujourd’hui en Saskatchewan : Ojibway, Cri, MĂ©tis et Dakota. Dickie est diffĂ©rent car, avant de frĂ©quenter le pensionnat, il a Ă©tĂ© Ă©levĂ© par ses arriĂšre-grands-parents qui lui ont transmis les enseignements traditionnels. Dickie est un survivant, et un survivant de traumatismes sur plusieurs gĂ©nĂ©rations. Il est actuellement chef cuisinier Ă  la Sioux Chef Catering Company, dont il est propriĂ©taire, et il est Ă©galent un conseiller en ce qui a trait Ă  toutes les facettes de la culture autochtone. C’est un maĂźtre conteur et un orateur expĂ©rimentĂ© qui sait se servir de son propre contexte ancestral et de ses liens historiques de maniĂšre Ă  concrĂ©tiser les recommandations du programme « VĂ©ritĂ© et rĂ©conciliation ». Ses ateliers sont animĂ©s avec une grande attention aux histoires de sa famille et au niveau de rĂ©conciliation de tous les participants. Il s’agit de crĂ©er une comprĂ©hension en prenant soin de jeter les bases de ce qui doit ĂȘtre fait pour guĂ©rir.

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Dennis Saddleman's Portrait

Dennis Saddleman

Dennis est de la Nation Nlaka’pamux du cĂŽtĂ© de sa mĂšre et de la Nation Syilx du cĂŽtĂ© de son pĂšre. Il a frĂ©quentĂ© le pensionnat de Kamloops pendant 11 ans. Avant d’aller au pensionnat, Dennis faisait partie d’une grande famille. Aujourd’hui, tout le monde est dĂ©cĂ©dĂ©, y compris ses parents, ses grands-parents, ses frĂšres et sƓurs, et ses oncles et tantes. Il a connu de nombreuses difficultĂ©s, notamment des problĂšmes de drogue et d’alcool et de suicide. C’est avec dĂ©termination et persĂ©vĂ©rance que Dennis a poursuivi son cheminement vers la guĂ©rison. Il partage ses histoires et ses poĂšmes sur les pensionnats dans les Ă©coles primaires et secondaires, les collĂšges et les universitĂ©s. Ses poĂšmes sont puissants et ont Ă©tĂ© reconnus dans le monde entier. Ses plus grandes rĂ©alisations ont Ă©tĂ© ses 44 ans de sobriĂ©tĂ© et la publication d’un livre intitulĂ© Word Warrior. Le nom des ancĂȘtres de Dennis est E’Welsh, ce qui signifie grand-oncle. Parce qu’il est Ă©crivain, sa famille et ses amis l’appellent Word Warrior (Guerrier des mots).

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Barbara Cameron's Portrait

Barbara Cameron

Les noms spirituels de Barb Cameron sont « Neegaunibinessikwe », qui signifie « femme chef des oiseaux-tonnerres », et « Begonegeezhig », qui signifie « ouverture dans le ciel ». Barb appartient au Clan du Loup et est membre de quatriĂšme degrĂ© du Midewiwin Shkabehikwe de Minweyweywigaan Midewiwin Lodge, Ă  Roseau River, au Manitoba, oĂč elle est participe activement Ă  la rĂ©conciliation, Ă  l’enseignement, Ă  la prĂ©servation et au soutien des savoirs traditionnels et des pratiques liĂ©es aux enseignements cĂ©rĂ©moniels Midewiwin.

Barb est membre de la PremiĂšre Nation de Long Plain, une gardienne du savoir trĂšs respectĂ©e et une survivante des pensionnats de la troisiĂšme gĂ©nĂ©ration. Elle parle toujours couramment l’anishinabemowin malgrĂ© les difficultĂ©s rencontrĂ©es lors de son sĂ©jour au pensionnat de Brandon.

Barb a commencĂ© Ă  travailler comme interprĂšte judiciaire dans le systĂšme judiciaire provincial du Manitoba sous la tutelle d’Angus Merrick. Plus tard dans sa carriĂšre, elle a jouĂ© un rĂŽle essentiel en tant qu’interprĂšte et chargĂ©e de la collecte des tĂ©moignages pour les survivants des pensionnats lors des audiences nationales de la Commission de vĂ©ritĂ© et rĂ©conciliation. En plus d’ĂȘtre membre du Cercle des survivants, Barb est conseillĂšre en situation de crise et thĂ©rapeute en santĂ© mentale pour les communautĂ©s autochtones Ă©loignĂ©es. Elle continue Ă  travailler avec les communautĂ©s autochtones en tant que gardienne du savoir afin de rĂ©tablir les liens nĂ©cessaires avec les esprits et le mode de vie qui nous a Ă©tĂ© transmis par le CrĂ©ateur.

« Je reconnais et j’assume la responsabilitĂ© de la maniĂšre dont, sans le vouloir, j’ai transmis mon propre traumatisme Ă  mes enfants et petits-enfants, qui continuent d’en subir les consĂ©quences aujourd’hui comme demain.  J’espĂšre que cela mettra fin Ă  la destruction de nos familles.  La premiĂšre rĂ©conciliation doit commencer par moi-mĂȘme. J’espĂšre que cela vous donnera un aperçu de mon esprit. Miigwetch. »

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Edna Elias's Portrait

Edna Elias

Edna Elias Ă©tait appelĂ©e par sa grand-mĂšre « Haattuliarmiutaq », ce qui veut dire « habitante de la fine couche de glace », car elle est nĂ©e prĂšs d’un lac de pĂȘche en automne. Cela explique aussi pourquoi elle adore pĂȘcher sur la glace, au printemps et Ă  l’automne.

Enseignante de profession, Edna dĂ©fend ardemment la langue et la culture inuites. Elle a vĂ©cu et respirĂ© sa culture en milieu urbain, la mettant en valeur dĂšs qu’elle le pouvait lors d’évĂ©nements prĂ©sentĂ©s Ă  Edmonton. Elle partage ses connaissances culturelles Ă  l’occasion de prĂ©sentations dans des Ă©tablissements d’enseignement et des Ă©coles primaires de la ville. L’enseignement de l’inuinnaqtun, le dialecte des Inuits du cuivre de Kitikmeot de l’ouest du Nunavut, est une autre de ses passions. Elle offre de la formation Ă  des adultes, des professeurs de langue, du personnel d’établissements prĂ©scolaires et de garderies, des Ă©ducateurs et des parents de jeunes enfants.

AprĂšs cinq ans comme commissaire du Nunavut, Edna est retournĂ©e dans sa communautĂ© d’origine de Qurluqtuq, soit la communautĂ© situĂ©e Ă  l’extrĂȘme ouest du Nunavut. Depuis son retour, elle a Ă©tĂ© trĂšs active dans sa communautĂ©. Elle a mis sur pied une organisation serricole sans but lucratif, a ouvert les portes de sa maison aux femmes pour leur enseigner les mĂ©thodes traditionnelles de couture et de prĂ©paration de la fourrure et est l’une des membres Ayauqtiit (guide) dont le seul but consiste Ă  offrir des conseils aux deux Ă©coles. Elle a continuĂ© de faire du bĂ©nĂ©volat dans ses loisirs. Plus rĂ©cemment, elle et deux anciennes Ă©ducatrices ont lancĂ© une entreprise pour promouvoir la prĂ©servation et la rĂ©tention de l’inuinnaqtun en donnant des cours de langue, en offrant des programmes et des services d’orientation, de conseils et de planification d’évĂ©nements Ă©ducatifs et culturels, en produisant du matĂ©riel de lecture en inuinnaqtun et en soutenant les programmes de langue dans les Ă©coles.

Tout cela s’est arrĂȘtĂ© rapidement lorsque la maladie a freinĂ© Edna et l’a forcĂ©e Ă  dĂ©mĂ©nager Ă  Edmonton afin d’avoir un meilleur accĂšs Ă  des services et Ă  des soins mĂ©dicaux. « Je suis heureuse de dire que j’ai appris Ă  vivre en fonction de mes nouvelles limites et que je NE laisse PAS la maladie contrĂŽler ma vie », affirme Edna.

Vivant actuellement Ă  Edmonton, Edna a Ă©tĂ© active dans diffĂ©rents cercles consultatifs autochtones en Ă©tant la voix des Inuits. DerniĂšrement, elle s’est jointe au conseil consultatif autochtone de l’UniversitĂ© Grant MacEwen, au conseil consultatif autochtone du Royal Alberta Museum, au Edmonton International Elders & Knowledge Keepers Circle pour le projet Indigenous Spaces, au conseil consultatif autochtone de la ville d’Edmonton et au conseil consultatif autochtone de pour le projet Towards Home (pour enrayer l’itinĂ©rance).

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Laurie McDonald's Portrait

Laurie McDonald

Laurie McDonald, aussi appelĂ© Marvin ou Wabamum, a Ă©tĂ© Ă©levĂ© par trois femmes fortes : sa grand-mĂšre Marie Mary Thomas (Hope), sa mĂšre biologique Veronica Thomas, et sa mĂšre adoptive (soit la sƓur de sa mĂšre biologique) Antonette McDonald.

Laurie est entrĂ© au pensionnat Ermineskin en 1963 et y a survĂ©cu. Il a ensuite poursuivi des Ă©tudes universitaires et obtenu un baccalaurĂ©at en Ă©ducation, se spĂ©cialisant dans l’enseignement aux enfants ayant des problĂšmes de dĂ©veloppement (Ă©ducation spĂ©cialisĂ©e). Il a enseignĂ© pendant 27 ans dans diverses Ă©coles partout au Canada.

En 2001, Laurie est passĂ© au domaine de la protection de l’enfance en tant qu’enquĂȘteur et travailleur social chargĂ© de la protection de l’enfance pour le ministĂšre des services Ă  la famille et Ă  l’enfance, qui est devenu par la suite le Vancouver Aboriginal Children and Families Services. Il a passĂ© dix ans au service de cette agence avec la ferme intention de prendre sa retraite par la suite, mais le CrĂ©ateur avait d’autres projets pour lui. Il a alors travaillĂ© pour Indigenous Perspective et le ministĂšre de l’enfance et de la famille Ă  Victoria, en Colombie-Britannique, en tant qu’instructeur pour les travailleurs sociaux dans les agences mandatĂ©es.

Laurie a pris sa retraite en mars 2019 et est rentrĂ© chez lui. Bien qu’il ait Ă©tĂ© au sommet de sa discipline, Laurie a estimĂ© que le temps Ă©tait venu pour lui de prendre sa retraite et il n’a aucun regret. Il est inspirĂ© par son peuple Ă  Enoch et s’Ă©merveille de sa rĂ©silience, et il continuera Ă  faire valoir et Ă  utiliser ses talents partout oĂč cela sera nĂ©cessaire.

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Antoine Mountain, Ph. D.'s Portrait

Antoine Mountain, Ph. D.

J’Ă©tais l’un des enfants que mes grands-parents ne voulaient pas laisser partir. Nous vivions dans les montagnes, dans le Grand Nord, et j’ai Ă©tĂ© envoyĂ© dans le premier de trois pensionnats autochtones Ă  l’Ăąge de neuf ans. Nous avons Ă©tĂ© transportĂ©s en bateau depuis ma maison Ă  Radelie Koe, Ă  Fort Good Hope, dans les Territoires du Nord-Ouest, jusqu’Ă  Aklavik, nous arrĂȘtant en cours de route pour faire monter d’autres enfants.

Le deuxiĂšme pensionnat oĂč j’ai Ă©tĂ© envoyĂ© Ă©tait le fameux Grollier Hall Ă  Inuvik, oĂč de nombreuses atrocitĂ©s commises contre des enfants autochtones ont Ă©tĂ© documentĂ©es. J’ai passĂ© au total 12 ans dans des pensionnats, et c’est Ă  Fort Smith que j’ai fait mes Ă©tudes secondaires.

Si j’ai choisi de faire partie du Cercle des survivants du Centre national pour la vĂ©ritĂ© et la rĂ©conciliation, c’est parce que je me soucie de la jeunesse d’aujourd’hui. Bon nombre des problĂšmes graves auxquels sont confrontĂ©s les jeunes sont dus au traumatisme intergĂ©nĂ©rationnel causĂ© par les pensionnats. Ils savent que nos communautĂ©s ont de graves problĂšmes sociaux, mais on ne leur a pas nĂ©cessairement expliquĂ© pourquoi. Je veux contribuer Ă  les sensibiliser Ă  ce sujet.

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Brian Normand's Portrait

Brian Normand

Brian Normand est un descendant mĂ©tis et michif de la colonie de la riviĂšre Rouge et un survivant du systĂšme des pensionnats. MariĂ© Ă  Claudette, une fiĂšre MĂ©tisse, depuis 45 ans, ils ont ensemble trois fiĂšres filles mĂ©tisses et un fils qui est passĂ© dans le monde des esprits. Il a Ă©galement sept petits-enfants qui le tiennent trĂšs occupĂ©.

Depuis plus de 20 ans, il travaille en tant qu’aidant spirituel et AĂźnĂ© au sein du systĂšme judiciaire (le Centre Agassiz pour la jeunesse, le Centre de traitement de Marymound, l’Établissement de Stony Mountain, la RĂ©gie des services Ă  l’enfant et Ă  la famille des MĂ©tis, l’organisme Native Clans et le Native Women’s Transition Center) en fournissant des soins et des thĂ©rapies culturellement adaptĂ©s aux enfants, aux jeunes et aux familles mĂ©tis, des PremiĂšres Nations et des Inuit. Il Ă©tait auparavant membre du conseil d’administration de la RĂ©gie des services Ă  l’enfant et Ă  la famille des MĂ©tis et du Indian and Metis Friendship Center.

Dans le cadre de son travail auprĂšs de ces organismes, il a Ă©laborĂ©, mis en Ɠuvre et fourni une formation obligatoire sur la sensibilisation aux questions autochtones, et y a participĂ©, en plus d’Ă©laborer un programme culturel complet pour les personnes au sein du systĂšme judiciaire et du systĂšme de protection de l’enfance du Manitoba. Il a reprĂ©sentĂ© le peuple mĂ©tis lors de l’enquĂȘte sur la justice autochtone.

Il a Ă©galement Ă©tĂ© l’un des 71 dirigeants sĂ©lectionnĂ©s dans le monde pour participer Ă  un pĂšlerinage Ă  Ange, en France, pour leur leadership collaboratif visant Ă  promouvoir la culture, l’hĂ©ritage et la spiritualitĂ© des MĂ©tis.

De plus, sous la tutelle de Gladys Cook, grand-mĂšre et AĂźnĂ©e de renommĂ©e nationale, il s’est exercĂ© Ă  la pratique de l’ensemble des cĂ©rĂ©monies autochtones, y compris les cercles de guĂ©rison et de partage et les cĂ©rĂ©monies de la longue maison.

Au fil du temps, il a Ă©tabli des partenariats solides avec des organismes autochtones et non autochtones afin d’amĂ©liorer la situation de notre peuple. Il a Ă©galement Ă©tĂ© mis en nomination pour le prix d’excellence du Manitoba en 2002.

Brian Normand a relevĂ© de nombreux dĂ©fis au cours de sa vie, qu’il s’agisse d’ĂȘtre un survivant des pensionnats ou de la perte rĂ©cente de son Ă©pouse, sans pour autant perdre son esprit et sa joie de vivre. Brian continue d’aller de l’avant et est un modĂšle pour les autres.

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Jerome Gordon's Portrait

Jerome Gordon

Originaire d’Aklavik, dans les Territoires du Nord-Ouest, Jerome vit aujourd’hui Ă  Inuvik. Il a grandi avec ses grands-parents, Danny A et Annie B Gordon. Ses arriĂšre-grands-parents, Alex et Hope Gordon, ainsi que le rĂ©vĂ©rend Jim Sittichinli et son Ă©pouse, Julia Sittichinli, ont Ă©galement participĂ© Ă  son Ă©ducation. Jerome a passĂ© une partie de son enfance sur les terres, pendant la saison trĂšs animĂ©e de la chasse au rat musquĂ© dans le delta du Mackenzie. Il a ensuite frĂ©quentĂ© le pensionnat Grollier Hall Ă  Inuvik, oĂč il a terminĂ© ses Ă©tudes secondaires.

Au fil des ans, Jerome a occupĂ© plusieurs postes de direction dans sa communautĂ© et sa rĂ©gion, notamment celui de conseiller municipal et d’adjoint au maire d’Aklavik pendant plusieurs mandats. Il aime reprĂ©senter sa communautĂ© et les habitants du delta du Mackenzie et dĂ©fendre leurs intĂ©rĂȘts.

Jerome a ƓuvrĂ© comme travailleur de la santĂ© communautaire (rĂ©solution), offrant un soutien vital aux personnes de sa rĂ©gion tout au long du processus des pensionnats autochtones. Il est actuellement responsable de la santĂ© mentale et du bien-ĂȘtre Ă  la Inuvik Community Corporation et continue d’aider les rĂ©sidents d’Inuvik et du delta du Mackenzie Ă  mener une vie saine grĂące Ă  des programmes adaptĂ©s.

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Richard ‘Ejinagosi’ Kistabish's Portrait

Richard ‘Ejinagosi’ Kistabish

Richard Kistabish est un Anicinabe (Algonquin) de la PremiĂšre Nation Abitibiwinni, au QuĂ©bec, Canada. Richard est nĂ© Ejinagosi, un nom qui le prĂ©destinait Ă  avoir de l’impact, puisqu’il signifie « celui qui raconte ». Il ne pouvait donc se taire devant le gĂ©nocide culturel des premiers peuples du Canada.

Il parle couramment le français et l’anglais, de mĂȘme que sa langue traditionnelle, l’anicinabemowin. Il a grandi en forĂȘt, sur les berges de la riviĂšre Harricana, oĂč il a Ă©tĂ© Ă©levĂ© dans sa langue, apprenant Ă  pratiquer la culture de ses ancĂȘtres, jusqu’à l’ñge de six ans. Il a alors Ă©tĂ© envoyĂ© au pensionnat de Saint-Marc-de-Figuery, prĂšs d’Amos, oĂč il a vĂ©cu jusqu’à l’ñge de 16 ans.

Ayant vĂ©cu dix annĂ©es difficiles au pensionnat de Saint-Marc, l’éducation des enfants anishinabek dans leur langue, entourĂ©s de leur culture et de leur famille, est rapidement devenue un enjeu important pour Richard. Pendant qu’il Ă©tait chef des Abitibiwinnik, il a travaillĂ© Ă  amener l’école dans la communautĂ© pour que les enfants n’aient plus besoin de quitter leur famille pour aller Ă©tudier Ă  Amos.

Depuis des dĂ©cennies, Ejinagosi prĂȘte sa voix Ă  une nation que l’on surnomme encore « le peuple invisible ». Son dĂ©vouement a apportĂ© une visibilitĂ© nouvelle aux Anicinabek par la mise en place de projets innovants sur le territoire. Compter un Anicinabe au sein d’un groupe de travail mondial serait une fiertĂ© pour l’ensemble de la nation et la preuve que les annĂ©es de silence et d’invisibilitĂ© appartiennent au passĂ©. Richard est un symbole anishinabe de rĂ©silience, comme plusieurs personnes de sa nation, mais il est aussi une figure politique forte et un homme d’action.

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Dorene Bernard's Portrait

Dorene Bernard

Dorene Bernard, Kesatum tan teli L’nuwey, du clan Kiwnik, Sipekne’katik, Mi’kmaki, est une Micmac traditionnelle de la bande Sipekne’katik qui vit Ă  Indian Brook, en Nouvelle-Écosse. Elle a quatre enfants et neuf magnifiques petits-enfants. Elle est une survivante du pensionnat de Shubenacadie, faisant partie de la 3e gĂ©nĂ©ration de sa famille Ă  y ĂȘtre placĂ©e. Dorene a obtenu un baccalaurĂ©at en service social de l’UniversitĂ© Dalhousie en 1991 et une maĂźtrise en service social de l’UniversitĂ© Wilfrid-Laurier en 2013 dans le domaine des Ă©tudes autochtones. RĂ©cemment, elle a coordonnĂ© le projet IRS Legacy du Mi’kmawey Debert Cultural Centre. Elle y travaille avec des survivants et des familles de la rĂ©gion de l’Atlantique en vue de documenter l’histoire de l’hĂ©ritage des pensionnats autochtones et de dresser les profils des survivants qui seront conservĂ©s dans les archives. Elle poursuit toujours ce travail.

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Abraham Bearskin's Portrait

Abraham Bearskin

Abraham Bearskin, Miywaabinwaaskum « Celui qui donne une nouvelle vie », a Ă©tĂ© mis au monde de maniĂšre traditionnelle par quatre sages-femmes (grand-mĂšres) dans un Mitchuap Ă  Fort George. Ses parents, Daniel et Mary Bearskin, l’ont Ă©levĂ© sur leurs terres, lui apprenant les enseignements cris et le mode de vie traditionnel jusqu’Ă  l’Ăąge de 8 ans, Ăąge auquel il a Ă©tĂ© placĂ© dans un pensionnat.

Pendant neuf ans, il a frĂ©quentĂ© trois pensionnats distincts : St. Philip’s, Bishop Horden Hall et le pensionnat de La Tuque. Dans ces institutions, il a survĂ©cu Ă  des abus qui ont continuĂ© Ă  le perturber jusqu’Ă  l’Ăąge adulte. À l’Ăąge de 17 ans, il est retournĂ© chez lui pour rĂ©apprendre le mode de vie traditionnel. Plus tard, il a terminĂ© ses Ă©tudes secondaires et obtenu un baccalaurĂ©at Ă  l’UniversitĂ© McGill.

Abraham a occupé diverses fonctions au sein du Conseil cri de la santé et des services sociaux de la baie James, et a été directeur du Service Niishiyuu, responsable des services et des pratiques de guérison traditionnels cris.

Abraham est actuellement bien engagĂ© dans son cheminement de guĂ©rison et a passĂ© des dĂ©cennies Ă  renouer avec le mode de vie traditionnel dans lequel il a Ă©tĂ© Ă©levĂ© lorsqu’il Ă©tait enfant, avant de frĂ©quenter les pensionnats.  Il se consacre avec passion et dĂ©vouement Ă  aider les autres Ă  surmonter leurs traumatismes. En tant que guĂ©risseur traditionnel, il travaille avec les mĂ©thodes de guĂ©rison traditionnelles Eeyou (Cris de la baie James), notamment les sueries, le jeĂ»ne et la danse du soleil. Il anime des ateliers, prend la parole lors de confĂ©rences et s’investit Ă©normĂ©ment dans la guĂ©rison par la terre, y mettant tout son cƓur.

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NCTR’s spirit name – bezhig miigwan, meaning “one feather”.

Bezhig miigwan calls upon us to see each Survivor coming to the NCTR as a single eagle feather and to show those Survivors the same respect and attention an eagle feather deserves. It also teaches we are all in this together — we are all one, connected, and it is vital to work together to achieve reconciliation.